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Embuscades - L'Epeire fasciée (araignée) - commentaire / voix off
L'observation de ces araignées n'impose pas de longs déplacements : chaque jardin, chaque prairie possède ses épeires, chasseresses de haut vol. Nous nous attarderons sur l'une des plus colorées d'entre elles, l'épeire fasciée, encore appelée "Argiope". Toutes les épeires construisent des toiles. Les plus grosses attendent la tombée du jour pour faire ou refaire leur toile. Les plus jeunes le font parfois de jour, ce qui rend l'observation plus facile.
Chez les épeires, la construction de la toile s'effectue selon un processus relativement constant... L'araignée commence par élaborer un cadre de fils de soie. Cette soie, liquide au départ, durcit au contact de l'air, au moment où elle sort des filières. Un premier fil passerelle est fixé entre 2 points élevés. Petit à petit, l'épeire élabore un réseau de fils rayonnant d'un point central, le futur centre de la toile. Le cadre est complété, des rayons supplémentaires sont ajoutés. Une fois ce travail terminé, l'araignée tisse une spirale provisoire, faite de soie sèche, en avançant de rayon en rayon, du centre jusqu'à la périphérie de la toile. Elle fait ensuite demi-tour, détruit la spirale provisoire, en même temps qu'elle dépose une spirale de soie adhésive. Plus serrée que la spirale précédente, cette deuxième spirale va constituer le piège où iront s'engluer les proies.
Son travail achevé, l'épeire s'installe au centre de sa toile, la tête dirigée vers le bas. La chasse commence par une longue attente...
Cette sauterelle, imprudente, n'a pas vu le piège... Engluée par la toile, elle a sans doute compris le danger et reste immobile. L'araignée, à quelques centimètres de là, semble ne rien voir. Mais la proie cherche à se libérer, et c'est là sa perte... Prudente, l'épeire se méfie de la taille de sa prise. Ses pattes postérieures extirpent de ses filières d'impressionnantes quantités de soie. La sauterelle est quasiment ligotée sur place. Une rapide morsure, et l'araignée retourne à son poste de chasse. Plus tard, notre chasseur revient. Le criquet, toujours vivant, mais paralysé, n'a pas moyen d'échapper à ce qui va suivre. Après une toilette plutôt minutieuse, l'épeire mord sa proie. Aucun mouvement des chélicères n'est visible. Pendant plusieurs heures, les choses ne changeront point).
Mais en regardant bien, on pourra voir un liquide circuler entre le corps du criquet et la bouche de l'araignée. En fait, celle-ci injecte des sucs digestifs à l'intérieur de sa victime. Les organes de la proie sont liquéfiés petit à petit. L'épeire aspire ensuite le liquide nutritif résultant de cette digestion extérieure à elle-même. Et pendant tout ce temps, la proie, toujours vivante, voit ce qui lui reste de vie disparaître dans l'estomac de l'odieux prédateur...
Durée de la séquence : 9mn 04s
Disponible dans le format suivant : HD 720p25 mp4
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